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    <title>Kurdology</title>
    <link>https://plumas.occitanica.eu/1017</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Hommage à Alan Ward (1937-2014), héros oublié de la kurdologie des années 1960</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/1003</link>
      <description>Un jeune Irlandais du nom d'Alan Ward arrive à Diyarbakir à l'automne 1960 pour enseigner bénévolement dans un collège. Quatre mois plus tard, il est interpellé et expulsé de Turquie à cause de l’intérêt qu’il manifeste pour la langue maternelle de ses élèves, le kurde. De retour en Europe, il écrit en langue occitane un long poème sur Diyarbakir et les Kurdes, qu'il intitule La Còrda Roja (La corde rouge), en référence aux Kurdes pendus en Turquie. Lorsqu’il fut découvert par des cercles de militants kurdes et pro-kurdes au milieu des années 1960, son intêret pour la langue et la littérature kurdes étaient toujours vifs. Il produisit plusieurs autres œuvres s’y rapportant, dont une partie est restée inédite. Cet article retrace la trajectoire d'Alan Ward, en établissant un lien entre son parcours personnel d'Irlandais élevé en Angleterre et devenu linguiste, et son engagement en faveur de la langue et du peuple kurdes. Sur la base de l'analyse de nombreux documents d'archives, son profil est reconstitué dans le contexte de l'activisme kurde transnational des années 1960 et ses contributions évaluées de manière critique en relation aux autres apports des centres de kurdologie émergents de l'époque. A young Irish man named Alan Ward arrives in Diyarbakir in the autumn of 1960 as a volunteer to teach at an elite high school. Within four months of his stay, though, he is arrested and deported from Turkey for showing interest in Kurdish, the mother tongue of his students there. Back in Europe, he wrote a long poem about the Kurds and Diyarbakir in the Occitan language, naming it La Còrda Roja (The Red Rope), in reference to Kurds hanged under the Turkish state. Discovered by Kurdish activist circles in the mid-1960s, he was drawn into Kurdish language and literature studies producing several other works, part of which have remained unpublished in archives. This article traces the trajectory of Alan Ward, linking his personal background as an Irish man grown in England and trained as a linguist with his engagement with the Kurdish language and the Kurds. Based on the analysis of extensive archival material his profile is reconstructed against the background of the transnational Kurdish activism of the 1960s and his contributions are critically assessed in relation to the emerging Kurdology centres of the period. </description>
      <pubDate>jeu., 29 juin 2023 11:55:37 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 04 juil. 2023 15:54:24 +0200</lastBuildDate>
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