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    <title>Écrire entre les murs</title>
    <link>https://plumas.occitanica.eu/435</link>
    <category domain="https://plumas.occitanica.eu/66">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 03 janv. 2022 14:39:53 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>dim., 09 févr. 2025 21:29:42 +0100</lastBuildDate>
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      <title>aucèu </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/436</link>
      <pubDate>lun., 03 janv. 2022 17:14:29 +0100</pubDate>
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      <title>Louis Bellaud, Le Don-Don Infernal </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/491</link>
      <description>Le Don-Don Infernal de Louis Bellaud (1584 ?) est marqué par l’omniprésence des cinq sens. Ce long poème de la prison est une tentative de dire et de faire ressentir au lecteur ce qui est à première vue indicible : la privation de liberté. Il est composé de 91 stances qui explorent en détail ce que le titre annonce clairement : « les miseres et calamitez d’une prison ». Comment le poète rend-il compte de l’expérience carcérale, de ses souffrances de prisonnier vécues, vues, entendues, touchées, ressenties et donc, littéralement, « sentidos » [éprouvées] ? Lo Don-Don Infernal de Loís Belaud (1584 ?) es marcat per l’omnipreséncia dei cinc sens. Aquel lòng poèma de la preson es una temptativa de dire e de faire sentir au lector çò qu’es, a primiera vista, indicible : la privacion de libertat. Es compausat de 91 estanças qu’explòran en detalh çò que lo títol anóncia clarament : « les miseres et calamitez d’une prison ». Coma lo poèta rend compte de l’experiéncia carcerala, de sei patiments de presonier viscuts, vists, ausits, tocats, sentits e donc, literalament, esprovats ?  The Don-Don Infernal by Louis Bellaud (1584 ?) is marked by the omnipresence of the five senses. This long poem about incarceration is an attempt to tell and make the reader feel what is, at first glance, unspeakable : the loss of freedom. Composed of 91 stanzas, the work explores in detail what the title clearly announces : « the miseries and calamities of a prison. How does the poet relate the prison experience », his prison sufferin--lived, seen, heard, touched, felt, and therefore literally literally « sentidos », felt ? </description>
      <pubDate>ven., 21 janv. 2022 11:23:13 +0100</pubDate>
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      <title>La Souffranço et la miseri dei fourçats que soun en galèro : La galère vue de l’intérieur ? </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/513</link>
      <description>La souffranso dei fourçats que son en galero est un poème de moins de 300 vers, inclus dans une anthologie de poésie provençale baroque de 1666, puis repris, associé à un texte carnavalesque, dans de minces brochures relevant de la littérature de colportage, entre fin XVIIe et milieu XVIIIe. Son sujet : la vie des condamnés à la peine des galères, vie décrite par deux galériens avec pas mal de détails parfois très crus. On essaiera de voir ici, en croisant ce texte avec d'autres sources, dans quelle mesure le tableau qu'il dresse de cette vie bien particulière est fidèle à ce qu'on peut en savoir par ailleurs. On essaiera aussi de faire le point sur ce qu'on peut savoir, ou supposer, du profil de l'auteur (sans doute pas un galérien...), et du profil et des motivations d'un lectorat dont le nombre des rééditions indique qu'il n'était pas si réduit. La souffranso dei forçats que son en galero es un poèma de mens de 300 verses que caup dins una antologia de poesia barròca provençala de 1666, puèi qu'es représ, cotria amb un tèxte carnavalèsc, dins de magras brochaüras dau genre de la literatura de pòrta-bala, entre fin sègle XVII e mitat sègle XVIII. Son subjecte : la vita dels condemnats a la pena de las galèras, vita descricha per dos galerians amb pron detalhs de còps fòrça durs. Se provarè de veire aici, en crosant aqueu texte amb d'autras sòrgas, dinqu'a quente ponch lo tableau que dona d'aquela vita ben particulara s'endeven amb çò que ne poèm saber autrament. Se provarèr tanben de far lo ponch sobre çò que se pòt saber, o supausar suu perfil de l'autor (pas un galerian, probable) o suu perfil e las motivacions de legeires que lo nombre de las reedicions indica qu'èran puèi pas tant rares. La souffranso dei fourçats que son en galero is a poem of under 300 lines included in an anthology of baroque Provençal poetry published in 1666, then reprinted, associated with a carnival text, in thin pamphlets associated with the literature of peddling, between the end of the XVIIth and the middle of the XVIIIth century. Its subject : the life of those condemned to the galleys, a life described by two galley slaves in much detail, some of these very crude. By comparing this text with other sources, we try to see to what extent the picture the author paints of this very particular life is faithful to what we can know about it from other materials. We also take stock of what we can know or assume about the author (without a doubt, not a galley slave...), and about the profile and motivations of a readership which, based on the number of reprints, was not that small. </description>
      <pubDate>ven., 21 janv. 2022 11:24:15 +0100</pubDate>
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      <title>Les prisons de l’Inquisition entre témoignage et fiction : l’appropriati </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/533</link>
      <description>L’Inquisition n’est pas une institution habituellement associée à l’autobiographie. Néanmoins, le dernier prisonnier de l’Inquisition mexicaine, Fray Servando Teresa de Mier, écrivit une grande partie de ses mémoires pendant sa captivité (1817-1820). Ces mémoires ont été récemment réévalués pour leurs qualités littéraires et ils le doivent en partie à Reinaldo Arenas et à son roman : Le Monde hallucinant (1969). Arenas accorde une attention particulière à la biographie historique de Mier et à ses écrits de prison ; il lui donne également une nouvelle signification en tant que précurseur historique qui éclaire sa propre situation à Cuba au XXe siècle. Arénas envisage explicitement cette identification dans la lettre d’introduction qu’il adresse à son personnage : « Ce qui m’a été le plus utile, ce fut de découvrir que toi et moi nous sommes la même personne ». Quelques années plus tard, à la fin de sa vie, dans son livre autobiographique Avant la nuit, il affirme encore : « J’avais écrit sur un moine qui avait été dans plusieurs prisons sordides, dont El Morro. Une fois-là, j’ai décidé qu’à l’avenir, je serais plus prudent sur ce que j’ai écrit, parce que je semblais destiné à vivre tout ce que j’avais écrit ». L’écriture carcérale d’Arenas représente peu de chose à moins de donner au mot « prison » une extension polémique et tel était, à n’en pas douter, l’objectif que s’était assigné l’auteur cubain. The Inquisition is not an institution customarily associated with autobiography. Nevertheless, the last prisoner of the Mexican Inquisition, Fray Servando Teresa de Mier, wrote a great part of his memoirs during his captivity (1817-1820). Their literary qualities have been recently reevaluated, and for this, they are partially in debt to Reinaldo Arenas and his novel, Hallucinations: or, The Ill-Fated Peregrinations of Fray Servando. Arenas pays particular attention to Mier’s biography and his prison writings; he also gives him new significance as a historical precursor who sheds light on Arenas’ own twentieth-century predicament in Cuba. Arenas makes this identification explicit in his introductory letter to his character : « The most useful thing was to discover that you and I are the same person ». Some years later, at the end of his life, in his autobiographical book Before Night falls, Arenas asserted again: « I had written about a monk who had been in several sordid prisons, including El Morro. Once there, I decided that in the future, I would be more careful about what I wrote, because I seemed destined to live through whatever I had written ». Arenas' prison writing is of little importance unless the word &quot;prison&quot; is given a polemical extension, and no doubt this was the aim the Cuban author had set for himself. </description>
      <pubDate>dim., 23 janv. 2022 18:18:05 +0100</pubDate>
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      <title>Fuir la claustration forcée par l’écriture. Parcours littéraire d’une vénitienne au XVIIe siècle, Arcangela Tarabotti </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/545</link>
      <description>L’article porte sur les écrits d’une religieuse vénitienne du XVIIe siècle, Arcangela Tarabotti en centrant l’attention sur la dimension carcérale de ses textes. Après avoir posé le cadre contextuel de ses écrits, il tente d’éclairer les trois axes permettant de placer l’œuvre de Tarabotti dans ce paradigme. La description faite du monastère à travers plusieurs topoï manifeste l’identité posée par Tarabotti entre ce lieu et la prison. Cet aspect descriptif s’élargit dans une analyse sociale et politique du processus de réclusion forcée débouchant sur une dimension métaphysique et une réflexion eschatologique sur l’enfermement claustral. La portée polémique des textes prend tout son sens par sa dimension à la fois critique et par les propositions qu’ils avancent quant aux conditions de vie et au destin des femmes. This article examines the writings of a seventeenth-century Venetian nun, Arcangela Tarabotti, focusing on the carceral dimension of her texts. After setting the contextual framework of her writings, it illuminates the three axes that allow Tarabotti's work to be placed in this paradigm. The description of the monastery using several topoi shows that Tarabotti sees a convent and a prison as identical. This descriptive aspect broadens into a social and political analysis of the process of forced confinement, leading to a metaphysical dimension and an eschatological reflection on cloistering. The polemical weight of these texts gains meaning from their critical dimension and from the proposals offered with regards to the living conditions and destiny of women.  </description>
      <pubDate>mar., 25 janv. 2022 11:12:59 +0100</pubDate>
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      <title>La profonde ambivalence des espaces clos dans Obros et Rimos de Bellaud de la Bellaudière </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/576</link>
      <description>Si la prison est bien évidemment dans les Obros et Rimos l’espace d’enfermement par excellence, cet espace de souffrance et de mort est souvent présenté en contrepoint avec des espaces clos qui renvoient à la protection arcadique, un des motifs dont Robert Lafont ou Jean-Yves Casanova ont montré leur place essentielle dans la littérature du temps. Se la preson es, de segur, dins las Obros et Rimos l’espaci d’embarrament per excelléncia, aquest espaci de patiment e de mòrt es sovent presentat en contrepunt amb d’espacis claus que remandan a la proteccion arcadica, un dels motius que Robert Lafont o Jean-Yves Casanova n’an mostrada la plaça essenciala dins la literatura del temps. In the Obros et Rimos, if prison is obviously the space of confinement par excellence, this space of suffering and death is often presented in counterpoint to enclosed spaces which refer to Arcadian protection, one of the motifs whose essential place in the literature of the period has been demonstrated by Robert Lafont and Jean-Yves Casanova. </description>
      <pubDate>mer., 02 févr. 2022 10:29:21 +0100</pubDate>
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      <title>Être poète à Guantánamo : écrire dans l’urgence carcérale </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/559</link>
      <description>L’avocat Marc Falkoff a fait publier sous le titre Poems from Guantánamo : The Detainees Speak (2007) vingt-deux poèmes composés par dix-sept prisonniers. Si ces poèmes ont été contrôlés et médiatisés par une traduction anglaise, cette poésie composée dans l’urgence carcérale présente des voix poétiques qui résistent et contestent la violence de Guantánamo. Ces voix bousculent nos mythologies carcérales et appellent tout lecteur à reconnaître à égale mesure leur valeur politique et poétique.  Attorney Marc Falkoff edited Poems from Guantánamo : The Detainees Speak (2007) twenty-two poems composed by seventeen prisoners. If these poems have been monitored and mediated by the translation into English, this poetry composed in the urgency of prison presents poetic voices that resist and contest Guantánamo's violence. These voices upset our prison mythologies and call on all readers to recognize in equal terms their political and poetic value. </description>
      <pubDate>mer., 26 janv. 2022 19:13:09 +0100</pubDate>
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      <title>Quels mots pour (d’)écrire l’expérience carcérale ?  </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/589</link>
      <description>L’expérience carcérale s’appuie sur l’interaction de l’individu avec son milieu et le statut que celui-ci a dans une « situation sociale » (Blanchet, 2013). Institution « totale » (Goffman, 1968), la prison mène la personne privée de liberté vers une perte de repères et vers une perte de soi. Ces deux éléments, relevant du quotidien carcéral, constituent l’ossature de notre corpus constitué de poèmes issus de lettres de détenus français et roumains (Maison d’Arrêt de Dijon, du Centre de Détention de Joux la Ville en France, Pénitencier de Haute Sécurité de Craiova en Roumanie). Nous nous proposons d’interroger ces écrits « poétiques » de prison afin d’identifier des traces du quotidien carcéral et du vécu de l’être humain et ainsi saisir les multiples facettes de la personne recluse.  The prison experience is based on the individual's interaction with their environment and the status they have in a &quot;social situation&quot; (Blanchet, 2013). A &quot;total&quot; institution (Goffman, 1968), prison leads the person deprived of liberty towards a loss of reference points and a loss of self. These two elements of daily life in prison form the backbone of our corpus, poems found in letters from French and Romanian prisoners (inmates of the Dijon Prison and the Joux-la-Ville Detention Center in France ; the Craiova High Security Penitentiary in Romania). We investigate these &quot;poetic&quot; prison writings in order to find traces of daily prison life and the experience of the human being and thus to understand multiple facets of the imprisoned individual. </description>
      <pubDate>mer., 09 févr. 2022 15:04:02 +0100</pubDate>
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      <title>Embarquement poétique avec Jean Cassou vers l’occitanisme d’après-guerre </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/603</link>
      <description>Les 33 sonnets composés au secret en 1941 - 42 par Jean Cassou (Jean Noir) dans une cellule de la prison Furgole à Toulouse nous rappellent qu’il était un romancier, poète et critique littéraire en vue et qu’à la fin de la seconde guerre mondiale, en relation avec le poète Joë Bousquet et plusieurs intellectuels de l’occitanisme, Camille Soula, Ismaël Girard, René Nelli et Max Rouquette, il a donné son accord pour être le premier président de l’Institut d’Études Occitanes. Les 33 sonnets concrétisent une vision de l’écriture poétique que cette étude se propose de mettre en avant. The 33 sonnets composed in secret in 1941-42 by Jean Cassou (Jean Noir) in a cell of Furgole Prison in Toulouse remind us that he was a well-known novelist, poet, and critic. At the end of the Second World War, in touch with poet Joë Bousquet and with a number of intellectuals involved in the revival of the Occitan cause (e.g. Camille Soula, Ismaël Girard, René Nelli and Max Rouquette), Cassou agreed to be the first president of the Institut d’Études Occitanes. The 33 sonnets materialize a vision of poetic work that this study will showcase. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 10:54:38 +0100</pubDate>
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      <title>« Cantar dens la nueit » Exil et liberté dans Lo hiu tibat </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/624</link>
      <description>Dans Lo hiu tibat [La corde raide], Pierre Bec raconte, en 1975, ses années de STO en Allemagne. Le jeune pacifiste qui deviendra un grand romaniste et écrivain occitan fait l’apprentissage dans les camps de la diversité humaine et linguistique et découvre le pouvoir sans frontières de la poésie et du chant. Dins Lo hiu tibat, Pèire Bec conta, en 1975, sas annadas de STO en Alemanha. Lo joine pacifista que vendrà un grand romanista e escrivan occitan fa l’aprendissatge dins los camps de la diversitat umana e linguistica e descobrís lo poder sens frontièras de la poesia e del cant.  In Lo hiu tibat [The Tightrope], Pierre Bec recounts, in 1975, his years as a forced laborer in the Service du travail obligatoire (STO, Compulsory Work Service) in Germany. The young pacifist who would become a great romanist and Occitan writer learned about human and linguistic diversity in the work camps and discovered the limitless power of poetry and song. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 15:28:24 +0100</pubDate>
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      <title>« Le diable porte pierre ». Les écrits de et sur Dachau de Pierre-Louis Berthaud </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/625</link>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 16:01:34 +0100</pubDate>
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      <title>L’Enclaus de Robert Lafont. Enfer, enfermement </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/643</link>
      <description>Parmi les œuvres de Robert Lafont, L’Enclaus occupe une place particulière, livre de la clôture et de l’enfermement, ce court récit dense et déchirant est aussi celui de la libération, de l’arrachement aux vieilles terreurs.  L’Enclaus ten una plaça particulara dins l’òbra de Robèrt Lafont, libre de l’enclaus e de l’embarrament, aquel raconte cort dens e estrifant es tanben lo dire de la liberacion, de l’arrancament a las terrors vièlhas.  Among Robert Lafont's works, L'Enclaus occupies a special place. A book of enclosure and confinement, this short, dense and heartbreaking story is also one of liberation, of tearing away from old terrors. </description>
      <pubDate>jeu., 10 mars 2022 09:47:58 +0100</pubDate>
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      <title>La littérature kurde en Turquie : les temps et les mots enchaînés </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/651</link>
      <description>Le présent article souligne le prodigieux potentiel de la littérature kurde en matière de représentation de l’espace kurde en Turquie, espace que nous définissons ici de carcéral. Face à la censure – qui peut être qualifiée de linguicide, culturicide, archivicide et mémoricide –, l’existence de l’écrivain kurde elle-même est un acte de rupture ou de désenchaînement. La parole kurde peut être perçue comme un défi au mutisme, elle rend possible la visibilité d’un espace en pleine transgressivité. C’est pourquoi la littérature kurde comme “littérature d’intervention”, “littérature du réel” fait naturellement (ré)apparaître, pour reprendre la pensée de Foucault, l’“insurrection des savoirs assujettis”. This article highlights the prodigious potential of Kurdish literature to represent the Kurdish space in Turkey, a space that we define here as carceral. In the face of censorship -- which can be described as linguicide, culturicide, archivicide and memoricide -- the existence of the Kurdish writer is itself an act of rupture or release. Kurdish speech can be seen as a challenge to silence ; it makes possible the visibility of a space in full transgression. This is why Kurdish literature as &quot;literature of intervention&quot;, &quot;literature of the real&quot; makes naturally (re)appear the &quot;insurrection of subjugated knowledge&quot; to use Foucault’s concept. </description>
      <pubDate>mar., 24 mai 2022 09:39:37 +0200</pubDate>
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      <title>Écrire entre les murs </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/650</link>
      <pubDate>jeu., 10 mars 2022 13:12:06 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>L’actualité de l’édition littéraire. La Basa du CIRDOC – Institut occitan de cultura </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/654</link>
      <pubDate>mar., 24 mai 2022 12:03:50 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>Les revues littéraires occitanes, dernières parutions </title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/666</link>
      <pubDate>ven., 24 juin 2022 09:25:15 +0200</pubDate>
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