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    <title>poetry</title>
    <link>https://plumas.occitanica.eu/501</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>De Volpone à Volpin, le théâtre de Jan-Luc Sauvaigo</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/1561</link>
      <description>L’Or d’en Mascoinat s’inscrit dans le renouveau de la troupe du Théâtre Niçois de Francis Gag. Unique création théâtrale de Jan-Luc Sauvaigo, cette pièce de la fin du XXe siècle est une réécriture de Volpone (1605) de Ben Jonson, pièce déjà reprise par Stefan Sweig (1926) puis Jules Romains (1928). Fidèle à la comédie satirique du théâtre élisabéthain, Sauvaigo parvient toutefois à Sauvaigo parvient à s’approprier la pièce avec singularité. Entre nissardité et universalité, cette communication présente le tableau qu’il peint de la société en général, de la vie niçoise plus précisément. Mettant en scène une facette du quotidien bourgeois qu’il situe dans la Nice des Primitifs, Sauvaigo offre au travers d’un moyen d’expression auquel il ne nous avait pas habitués une rupture dans la continuité de la scène niçoise. Entre grotesque et burlesque la distance entre Venise et Nice est loin d’être immense. L’usurier Corpatàs, le drapier Porquet et l’avocat Papagau, créanciers de l’armateur génois Paganin Volpin font emprisonner celui-ci qui, aidé de Peolhet, son compagnon de geôle, entreprend de se venger : les fièvres sévissant en ville, il feint d’être mourant afin que Corpatàs, Porquet et Papagau se précipitent à son chevet dans l’espoir de s’approprier l’héritage. L’Or d’en Mascoinat si fica en la renaissença de la chorma dau Théâtre Niçois de Francis Gag. Soleta creacion teatrala de Jan-Luc Sauvaigo, aquela peça de la fin dau sècolo XX es una reescritura de Volpone (1605) de Ben Jonson, ja represa da Stefan Sweig (1926) pi da Jules Romain (1928). Fedel a la comèdia satírica dau teatre elisabetan, Sauvaigo acapita de s’apropriar la pèça amb singularitat. Tra nissarditat e universalitat, aquel article presenta lo tablèu que pinta de la societat en general, de la vida nissarda mai precisament. Metent en scèna un costat dau cada jorn borgés que situa dintre la Nissa dei Primitius, Sauvaigo pòrge emb’un mejan d’expression que li eravam pas acostumats una rompedura en la continuitat de la scena nissarda. Tra grotèsc e burlèsc la distáncia tra Venécia e Nissa si fa de mai en mai corteta. L’usurièr Corpatàs, lo drapièr Porquet e l’avocat Papagau, tot-ai-tres creancièrs de l’armator genoés Paganin Volpin lo fan embarrar. Aqueu, ajudat da Peolhet, companh de cárcer, s’endralha sus lo camin de la vendeta : li febres sentenciant en vila, fa bus d’èstre morent per fins que Corpatàs, Porquet e Papagau s’abrivesson au sieu travessièr en l’espèr de s’empadronir l’eiritatge. L'Or d'en Mascoinat is part of the revival of Francis Gag's Théâtre Niçois troupe. The only theatrical creation by Jan-Luc Sauvaigo, this late 20th-century play is a reworking of Ben Jonson's Volpone (1605), a play already revived by Stefan Sweig (1926) and Jules Romains (1928). Faithful to the satirical comedy of Elizabethan theater, Sauvaigo manages to appropriate the play with singularity. Between Nissardity and universality, this communication presents the picture he paints of society in general, and of life in Nice more specifically. Staging a facet of bourgeois daily life that he situates in the Nice of the Primitives, Sauvaigo offers a break in the continuity of the Nice scene, through a means of expression to which he had not accustomed us. Between grotesque and burlesque, the distance between Venice and Nice is far from immense. The usurer Corpatàs, the draper Porquet and the lawyer Papagau, creditors of the Genoese shipowner Paganin Volpin, have the latter imprisoned. With the help of Peolhet, his fellow prisoner, Volpin sets out to take his revenge: with fevers rampant in town, he feigns death so that Corpatàs, Porquet and Papagau rush to his bedside in the hope of appropriating his inheritance. </description>
      <pubDate>jeu., 27 juin 2024 12:07:41 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 27 juin 2024 12:08:07 +0200</lastBuildDate>
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      <title>L’inventivité de Bernard Lesfargues : Odes et autres poèmes</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/1095</link>
      <description>L’auteur de cet article a choisi de s’exprimer sur un livre de Bernard Lesfargues, qui est écrit en langue française parce qu’elle-même n’est pas spécialiste attitrée de la langue occitane. Ceci étant, elle a lu, depuis de nombreuses années, plusieurs recueils écrits par le poète dans sa « langue du Sud » (l’occitan) et son admiration pour la pratique poétique de B.L. ne s’est jamais démentie. Le rôle du temps dans l’écriture est ici essentiel : la mémoire procure des regrets, mais aussi des rêves car la vie quotidienne affronte le silence et la nuit, l’émotion et la mélancolie. La beauté des textes naît de la transcription d’une intense vie intérieure à la fois individualisée et d’ordre universel. Le fait d’écrire des odes amène B.L. à inventer un certain type de poésie, à la fois de manière inventive, avec familiarité et souvent avec un étonnant humour. Plusieurs longs passages des odes sont cités, qui font apparaître un travail original, très exigeant sur le rythme des vers et la présence des rimes. La musicalité des poèmes conduit donc à un lyrisme réinventé. Une mise en valeur de poèmes tels que « J’aime » et « Ode à la nuit, 2 » s’imposait, mais l’analyse menée dans cet article ne demande qu’à se poursuivre avec les lecteurs d’aujourd’hui. The author of this article has chosen to comment on a book by Bernard Lesfargues, which is written in French because she herself is not a specialist in the Occitan language. That said, she has read several collections written by the poet in his 'southern language' (Occitan) for many years and her admiration for Bernard Lesfargues's poetic practice has never wavered. The role of time in writing is essential here: memory brings regrets, but also dreams, as daily life confronts silence and night, emotion and melancholy. The beauty of the texts comes from the transcription of an intense inner life that is both individualised and universal. Writing odes leads Bernard Lesfargues to invent a certain type of poetry, both inventively, with familiarity and often with a surprising humour. Several long passages from the odes are quoted, which show an original, very demanding work on the rhythm of the lines and the presence of rhymes. The musicality of the poems thus leads to a reinvented lyricism. A focus on poems such as &quot;J'aime&quot; and &quot;Ode à la nuit, 2&quot; was necessary, but the analysis carried out in this article can only be continued with today's readers. </description>
      <pubDate>jeu., 09 nov. 2023 12:04:37 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 09 janv. 2024 09:25:36 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Bernard Lesfargues : une poésie du « temps mesuré »</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/1041</link>
      <description>L’œuvre poétique de Bernard Lesfargues est en quelque sorte dissimulée sous son travail de traducteur de l’espagnol et du catalan, mais elle a pris au fil du temps une importance considérable. Chez lui, comme souvent chez d’autres écrivains occitans – Nelli, Lafont notamment –, la poésie accompagne les différents travaux scientifiques ou de traduction. Cette poésie du « temps mesuré » prend racine dans sa région natale, mais ne s’y trouve pas enfermée, car elle s’ouvre vers les différentes directions que constituent les mondes ibériques, principalement la Castille, la Catalogne et l’Amérique latine. Ainsi, par un effet constant d’aller et retour, ces poèmes égrenés de façon discrète, puis repris en un seul volume, décrivent la lente patience de l’être devant le temps et l’ouverture en constitue la parole et le signe, dans l’occitan bergeracois qui est celui du poète. L’òbra poetica de Bernat Lesfargas es d’un biais resconduda jos son trabalh de traductor de l’espanhòl e del catalan, mas amb los ans aes anada prenent una importància màger. Coma sovent ençò d’autres escrivans occitans – Nelli, Lafont, entre d’autres – la poesia de Lesfargas fa cotria amb mantuns trabalhs scientifics o de traduccion. Aquesta poesia del « temps mesurat » s’enrasiga dins son terraire nadiu, mas si vei pas clausa, ja que se dobrís cap als diferents espandis dels monds iberics, principalament Castilha, Catalonha e America latina. Es atal que, dins un moviment constant d’anar e venir, aqueles poèmas suaudament desgranats, puèi recampats en un sol volum, descrivon la lenta paciéncia de l’èsser davant lo temps, e la dobertura ne constituís la paraula e lo signe, dins l’occitan brageiraqués del poèta. The poetic production of Bernard Lesfargues is in a way hidden behind his work as a translator from Spanish to Catalan, but with time it has become extremely important. As often with other Occitan writers – Nelli, Lafont for example – poetry goes with various scientific or translation works. This poetry of « measured time » originates in his native region, but is not enclosed in it, for it opens onto various directions, those of the iberic worlds, mostly Castile, Catalonia, and Latin America. With a constant effect of to-and-fro movement, these poems first published one after the other, then gathered in a collection, thus describe the slow patience of man facing time and the opening created by words and signs in the Occitan from Bergerac, the poet’s language. </description>
      <pubDate>ven., 01 sept. 2023 12:26:39 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 08 janv. 2024 16:04:40 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Chausida de Jòrgi Reboul</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/682</link>
      <description>En 1965 paraît le recueil Chausida, du marseillais Jòrgi Reboul, dans la collection Messatges liée à la revue Letras d’Òc, revue des lettres occitanes qui s’était substituée momentanément à Oc. Ce « choix » de poèmes en occitan, issu du travail de Reboul entre 1937 et le début des années 60, est le fruit d’une collaboration approfondie entre l’auteur et l’occitaniste Andrée-Paule Lafont ; l’adaptation française des textes est quant à elle confiée au poète Jean Malrieu. Le présent article vise à retracer l’historique du recueil Chausida, de sa conception jusqu’à sa diffusion, à travers l’étude de la correspondance de Reboul archivée au Centre international de recherche et de documentation occitanes de Béziers (CIRDOC). Il propose ensuite une courte analyse du contenu de l’ouvrage : poèmes choisis, étude de leur langue et étude de leur traduction. Il dresse enfin un panorama de sa réception au moment de sa sortie. En 1965 pareisse lo recuelh Chausida, dau marselhés Jòrgi Reboul, dins la colleccion Messatges ligada a la revista Letras d'Òc, revista dei letras occitanas que s’èra momentanèament substituït a Oc. Aquel « causida » de poèmas en occitan, eissit dau trabalh de Reboul entre 1937 e la debuta deis annadas 60, es lo fruch d’una collaboracion aprigondida entre l’autor e l’occitanista Andrée-Paule Lafont ; l’adaptacion francesa dei tèxtes es fisada au poèta Jean Malrieu. Lo present article a per tòca de descriure l’istoric dau recuelh Chausida, de sa concepcion fins a sa difusion, per l’estudi de la correspondéncia de Reboul archivada au Centre internacional de recèrca e de documentacion occitanas de Besiers (CIRDÒC). Prepausa puei una corta analisi dau contengut l’obratge : poèmas causits, estudi de sa lenga e estudi de sa revirada. Dreiça enfin un panorama de sa recepcion au moment de sa sortida. In 1965, the collection Chausida, by Marseille-based Jòrgi Reboul, was released in the Messatges series of the review Letras d’Òc, revue des lettres occitanes. This ‟choice” of poems in Occitan, resulting from Reboul’s work between 1937 and the beginning of the 1960s, is the outcome of a profound cooperation between the author and Occitanist Andrée-Paule Lafont. The French adaptation of the texts was entrusted to poet Jean Malrieu. This article aims to retrace the history of the Chausida collection, from its conception to its distribution, through a study of Reboul’s correspondence, archived at the Centre internacional de recèrca e de documentacion occitanas (CIRDOC) in Béziers. We then analyze the content of the book in summary fashion: selected poems, study of their language and study of their translation. Last, we present an overview of the volume’s reception at the time of its release. </description>
      <pubDate>ven., 13 janv. 2023 11:36:43 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 22 juin 2023 11:57:25 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Être poète à Guantánamo : écrire dans l’urgence carcérale</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/559</link>
      <description>L’avocat Marc Falkoff a fait publier sous le titre Poems from Guantánamo : The Detainees Speak (2007) vingt-deux poèmes composés par dix-sept prisonniers. Si ces poèmes ont été contrôlés et médiatisés par une traduction anglaise, cette poésie composée dans l’urgence carcérale présente des voix poétiques qui résistent et contestent la violence de Guantánamo. Ces voix bousculent nos mythologies carcérales et appellent tout lecteur à reconnaître à égale mesure leur valeur politique et poétique.  Attorney Marc Falkoff edited Poems from Guantánamo : The Detainees Speak (2007) twenty-two poems composed by seventeen prisoners. If these poems have been monitored and mediated by the translation into English, this poetry composed in the urgency of prison presents poetic voices that resist and contest Guantánamo's violence. These voices upset our prison mythologies and call on all readers to recognize in equal terms their political and poetic value. </description>
      <pubDate>mer., 26 janv. 2022 19:13:09 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 13 janv. 2023 11:45:22 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Louis Bellaud, Le Don-Don Infernal</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/491</link>
      <description>Le Don-Don Infernal de Louis Bellaud (1584 ?) est marqué par l’omniprésence des cinq sens. Ce long poème de la prison est une tentative de dire et de faire ressentir au lecteur ce qui est à première vue indicible : la privation de liberté. Il est composé de 91 stances qui explorent en détail ce que le titre annonce clairement : « les miseres et calamitez d’une prison ». Comment le poète rend-il compte de l’expérience carcérale, de ses souffrances de prisonnier vécues, vues, entendues, touchées, ressenties et donc, littéralement, « sentidos » [éprouvées] ? Lo Don-Don Infernal de Loís Belaud (1584 ?) es marcat per l’omnipreséncia dei cinc sens. Aquel lòng poèma de la preson es una temptativa de dire e de faire sentir au lector çò qu’es, a primiera vista, indicible : la privacion de libertat. Es compausat de 91 estanças qu’explòran en detalh çò que lo títol anóncia clarament : « les miseres et calamitez d’une prison ». Coma lo poèta rend compte de l’experiéncia carcerala, de sei patiments de presonier viscuts, vists, ausits, tocats, sentits e donc, literalament, esprovats ?  The Don-Don Infernal by Louis Bellaud (1584 ?) is marked by the omnipresence of the five senses. This long poem about incarceration is an attempt to tell and make the reader feel what is, at first glance, unspeakable : the loss of freedom. Composed of 91 stanzas, the work explores in detail what the title clearly announces : « the miseries and calamities of a prison. How does the poet relate the prison experience », his prison sufferin--lived, seen, heard, touched, felt, and therefore literally literally « sentidos », felt ? </description>
      <pubDate>ven., 21 janv. 2022 11:23:13 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 23 juin 2022 16:30:33 +0200</lastBuildDate>
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