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    <title>Auteurs : Jean-Michel Delolme</title>
    <link>https://plumas.occitanica.eu/544</link>
    <description>Publications de Auteurs Jean-Michel Delolme</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Les prisons de l’Inquisition entre témoignage et fiction : l’appropriati</title>
      <link>https://plumas.occitanica.eu/533</link>
      <description>L’Inquisition n’est pas une institution habituellement associée à l’autobiographie. Néanmoins, le dernier prisonnier de l’Inquisition mexicaine, Fray Servando Teresa de Mier, écrivit une grande partie de ses mémoires pendant sa captivité (1817-1820). Ces mémoires ont été récemment réévalués pour leurs qualités littéraires et ils le doivent en partie à Reinaldo Arenas et à son roman : Le Monde hallucinant (1969). Arenas accorde une attention particulière à la biographie historique de Mier et à ses écrits de prison ; il lui donne également une nouvelle signification en tant que précurseur historique qui éclaire sa propre situation à Cuba au XXe siècle. Arénas envisage explicitement cette identification dans la lettre d’introduction qu’il adresse à son personnage : « Ce qui m’a été le plus utile, ce fut de découvrir que toi et moi nous sommes la même personne ». Quelques années plus tard, à la fin de sa vie, dans son livre autobiographique Avant la nuit, il affirme encore : « J’avais écrit sur un moine qui avait été dans plusieurs prisons sordides, dont El Morro. Une fois-là, j’ai décidé qu’à l’avenir, je serais plus prudent sur ce que j’ai écrit, parce que je semblais destiné à vivre tout ce que j’avais écrit ». L’écriture carcérale d’Arenas représente peu de chose à moins de donner au mot « prison » une extension polémique et tel était, à n’en pas douter, l’objectif que s’était assigné l’auteur cubain. The Inquisition is not an institution customarily associated with autobiography. Nevertheless, the last prisoner of the Mexican Inquisition, Fray Servando Teresa de Mier, wrote a great part of his memoirs during his captivity (1817-1820). Their literary qualities have been recently reevaluated, and for this, they are partially in debt to Reinaldo Arenas and his novel, Hallucinations: or, The Ill-Fated Peregrinations of Fray Servando. Arenas pays particular attention to Mier’s biography and his prison writings; he also gives him new significance as a historical precursor who sheds light on Arenas’ own twentieth-century predicament in Cuba. Arenas makes this identification explicit in his introductory letter to his character : « The most useful thing was to discover that you and I are the same person ». Some years later, at the end of his life, in his autobiographical book Before Night falls, Arenas asserted again: « I had written about a monk who had been in several sordid prisons, including El Morro. Once there, I decided that in the future, I would be more careful about what I wrote, because I seemed destined to live through whatever I had written ». Arenas' prison writing is of little importance unless the word &quot;prison&quot; is given a polemical extension, and no doubt this was the aim the Cuban author had set for himself. </description>
      <pubDate>dim., 23 janv. 2022 18:18:05 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 20 juin 2022 16:47:55 +0200</lastBuildDate>
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