À propos du recueil Breiz Atao

Francis Favereau

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Francis Favereau, « À propos du recueil Breiz Atao », Plumas [Online], 3 | 2023, Online since 11 June 2023, connection on 18 April 2024. URL : https://plumas.occitanica.eu/945

Ne sachant plus comment ce petit recueil nous est parvenu dédicacé, nous rappelons nos rapports de voisinage avec Gwernig, lors de son retour des États-Unis, alors qu'il s'est imposé comme auteur-compositeur, chanteur-poète, puis responsable des émissions en breton à FR3, également scénariste de quelques brefs téléfilms en breton à partir des années quatre-vingts. Son parcours original — notamment son amitié avec Kerouac — font l'objet actuellement d'une pièce de théâtre en breton rythmée par un accompagnement musical de jeunes chanteurs et sonneurs, qui connaît un réel succès.

As i have forgotten how this copy with a personal dedication came to me, i recollect how i met Youenn Gwernig (1925-2006) : we met in the 1960’s, when he came home from the United States where he had become famous as a protest singer, poet and author. On return to Brittany, he was in charge of Breton broadcasts on local television in the eighties ; he wrote a few short stories that were made into short TV films. His original career and poetic work — especially in connection with his friend Jack Kerouac — is the subject of a successful play being performed at this moment with accompaniment by young singers and musicians.

Mon exemplaire porte (en page 3, juste derrière la jaquette) cette dédicace, raccrochée au titre imprimé BREIZ ATAO, « e Bretanha totjorn e Okitania atao. A Monsieur Favereau avec notre amitié », suivie des trois signatures : Ives Roqueta, E. Espieut & J larzac.
On remarque aux pages suivantes, en breton puis en occitan, la formulation "lakaet e brezhoneg gant Youenn Gwernig" / "adaptacion bretona de Youenn Gwernig".
Suivent sur quelque soixante pages (jusqu'à la page 61) 36 poèmes publiés en breton sur la page de gauche et en occitan originel sur la page de droite, la paternité des textes étant précisée à la page 5.

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Gwernig et moi

Je dois dire que je n'ai aucun souvenir de la façon dont cet exemplaire dédicacé m'est parvenu, sans doute peu après sa publication, sinon que c'est probablement des mains mêmes de Youenn Gwernig ou, sinon, d'une de ses filles (moins assurément).
J'étais alors jeune professeur agrégé d'anglais au lycée de Carhaix depuis la rentrée 1971 avec une interruption d'un an pour service militaire (entre 1972 et la rentrée 1973). J'habitais Plounévézel, puis Poullaouen, commune contiguë de Locmaria-Berrien où résidait désormais Youenn Gwernig1, tout près également du Huelgoat où sa femme Suzig tenait une crêperie où je me suis parfois rendu. Sans doute est-ce à l'occasion d'une de ces rencontres que le grand Youenn me fourgua l'opuscule ! Mes relations avec le chanteur-poète étaient à la fois espacées et amicales. Depuis que je m'intéressais à la langue bretonne et à sa littérature dans le sillage de 1968, je connaissais la plume de Gwernig et j'appréciais, comme les étudiants de ma génération, ses poèmes new-yorkais écrits dans un breton vigoureux et somme toute proche du parler cornouaillais.

Outre mon enseignement de l'anglais, j'assurais le cours de breton que nous avions obtenu pour la préparation du baccalauréat. Je l'avais repris à la demande de l'intervenant extérieur qui l'assurait précédemment au foyer le jeudi (jour de sortie pour les internes comme l'étaient souvent nos « bretonnants »). J'eus l'occasion d'y inviter Gwernig – et ses trois filles me semble-t-il – à venir chanter au foyer des élèves lors d'une soirée conviviale organisée avec ces lycéens. L'invitation se justifiait doublement puisque ses filles – élevées aux États-Unis – ne connaissaient guère le breton et reprenaient ses couplets bretons en anglais, sous forme de refrains. Nos relations étaient donc cordiales, voire amicales. Gwernig était de la génération de mes parents et ses filles dans mes âges. Nos rapports se sont affirmés grâce à un ami commun : le dessinateur Nono (Joël Auvin), très connu désormais par ses dessins dans la presse quotidienne bretonne. Professeur de philosophie (remplaçant un titulaire défaillant), que j'avais contribué à faire venir enseigner au lycée, il était déjà connu comme illustrateur talentueux et collaborait aux pochettes de disques, dont celles de Youenn Gwernig. Comme il n'était pas très bretonnant j'avais auprès de lui un rôle de traducteur de bulles et autres légendes de dessins. C'est ainsi, au milieu de ces années soixante-dix, que j'ai fréquenté quelquefois Youenn Gwernig et les siens.

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Gwernig et le bilinguisme

Cette adaptation poétique ne laisse pas de faire penser à un autre poète traducteur de renom : Pierre-Jakez Hélias qui, en 1975, signait une « traduction en langue bretonne » du recueil d'Eugène Guillevic, « Askennou – Encoches ». Ce que justifiait en l'occurrence cette transposition en breton, c'était le fait que Guillevic, le natif de Carnac, ne possédait pas ou possédait peu la langue bretonne pourtant hégémonique dans son enfance, ceci pour diverses raisons, notamment le fait qu'il avait surtout vécu en Alsace, à l'époque autre région bilingue s'il en fut !2

On retiendra que Pierre-Jakez Hélias, dont l'œuvre poétique importante et reconnue dans ses deux langues a traversé le temps qui nous sépare de ses premières publications, affirma toujours, y compris à nous-même lors d'interviews télévisées, qu'il ne traduisait pas vraiment mais réécrivait ou écrivait de nouveau en passant d'une langue à l'autre, ce qui est corroboré par diverses études de ses vers comme d'ailleurs de sa prose en deux langues, popularisée par son Cheval d'Orgueil (1975).

Qu’en est-il pour Breiz Atao ?

La date du recueil, au milieu des années post-68, n'est pas non plus un hasard, nous semble-t-il, puisqu'elle marque une certaine mise à l'honneur des langues minoritaires comme le breton et l'occitan face à ce qui apparaît déjà comme un changement de monde marquant la fin des Trente Glorieuses. Les relations entre Hélias, poète et surtout écrivain bretonnant et bilingue reconnu, et Gwernig, chanteur-poète à la mode des Québécois de l'époque, pourraient faire l'objet d'un approfondissement, même si la plupart des témoins directs sont désormais disparus. C'est Hélias aussi qui, en 1972, avait préfacé son premier recueil bilingue très remarqué, An toull en nor "Le trou dans la porte" : "E-giz rakskrid - En guise de préface"3.

Un détail nous interpelle toutefois à propos du titre du recueil, cet étonnant « Breiz Atao ». Gwernig n'a jamais caché que son père, artisan, était un membre actif du parti breton dont la revue portait le même nom (Breiz Atao) avant-guerre, mais dans sa version dite « démocrate » car plusieurs organisations successives ont existé sous ce vocable qui fut d'abord un titre de presse (dans les années vingt) et, au départ, un inoffensif slogan (« Bretagne toujours ») !

Par ses premiers poèmes qui datent surtout de ses années newyorkaises, marquées par son amitié avec l'auteur américain d'origine bretonne Jack Kerouac, publiés tout d'abord dans la revue littéraire Al Liamm, à la demande de son directeur, lui-même excellent poète de la même génération, Ronan Huon, notre chanteur-poète s'inscrit, comme Anjela Duval et bien d'autres, dans la mouvance dite « nationaliste » de ces années de reconstruction, alors que Hélias est depuis la Libération, par son émission radiophonique célèbre qui est à l'origine du prénom d'emprunt Jakez, le parangon d'une littérature bilingue républicaine, taxée de « régionaliste » (par ses détracteurs plus radicaux surtout).

Il n'est donc pas indifférent que le grand Youenn, de retour au pays après un exil économique aux States – avec toute la symbolique qui s'y attache alors – se soit vu ici décerner par le professeur d'École Normale un brevet tout républicain de poète bretonnant enraciné et vaguement progressiste.
Le choix de publications bilingues, comme l'était son chant sur scène, est également emblématique de la nouvelle mouvance « kleiz ha Breizh » (Gauche et Bretagne), au sens large, qui tranche avec un certain enfermement bretonnant caractéristique de la mouvance littéraire d'avant-guerre (Gwalarn) et de ses héritiers directs (comme Al Liamm).

Cette notion de carrefour, autant idéologique que linguistique et générationnel, est probablement à l'origine de la collaboration qui a présidé au recueil qui nous intéresse, sans que nous sachions personnellement comment les destins de nos poètes occitans et du grand Youenn ont pu alors se croiser, peut-être à l'occasion de rencontres culturelles, littéraires ou plus ou moins militantes...

Les textes

L'organisation des textes du recueil suggère que les auteurs occitans sont remontés ici vers le nord-ouest de l'hexagone, fût-ce par l'imagination4. Le second poème, après un « Breiz Atao » liminaire, s'intitule en effet « Brière », et il est suivi de deux toponymes des pointes de Cornouaille : « Gwaien – Audierna » (en vue de la Pointe du Raz) et « Morgat » (station balnéaire de Crozon)... Étrange tour de Bretagne qui repart du nord-est avec La Rance, puis l'Argoat (devenant AR GOAT - en occitan au lieu d'Arcoat ou Argoat / Argoad - région boisée comme Armorica est à proximité de l'océan, Arverne près du marais ou Arles près d’une zone humide…)
Les titres suivants renouent avec des noms de lieu de Bretagne occidentale : Menez-Hom, Penn-hir (commune de Camaret) qui en breton originel était Penn-Tir — Pointe de Terre —, & Loctudy...

Viennent ensuite les îles, dans un certain désordre : Bréhat (au nord – évoqué aussi chez Hélias), Sein à l'extrême sud-ouest, puis de nouveau Penn-Hir et, à proximité, Tronoën (où se trouve un célèbre calvaire), Saint-Nic et le « Castel » de Saint-Pol-Roux (poète ancré à Camaret).
Après un second passage au calvaire (Tronoen II) et le port bigouden de Saint-Guénolé, on se retrouve en Trégor avec Perros-Guirec et bientôt en vue du Mont Saint-Michel à la pointe du Groin !
Ce va-et-vient est-ouest et nord-sud se poursuit via Penmarc'h, Camaret de nouveau, Carnac – aux alignements minéraux si caractéristiques de la poésie de Guillevic par ailleurs – et, étonnamment, Ploumanach (récemment plébiscité « village préféré des Français » pour sa beauté touristique, mais en fait simple écart de Perros-Guirec déjà visité).

Viendra ensuite un « Tronoen III », jouxtant bizarrement le château de Vitré – des Marches de Bretagne fortifiées à l'est. Plus bizarrement encore on y repère, à la 34ème place, un « Bezenn Perrot » (milice de sinistre mémoire qui en nombre très réduit – quelques dizaines – combattit les résistants sous l'uniforme allemand comme tant d'autres ultras de la collaboration, hélas !). Le recueil se clôt sur une note d'amertume, contrastant avec l'air d'une « Douce France » bien connu, après, dans la deuxième moitié notamment, des titres plus généraux ou génériques se référant à l'eau, l'Armor (cf. Are-morica en celtique antique, « devant la mer ») ou l’évocation d'autres alignements…

Si l'on compare cette géopoétique du recueil occitan à celle du premier recueil de Youenn Gwernig (mentionné ci-dessus), où se perçoit aussi cette marque régionaliste, on notera une différence essentielle qui se retrouvera peu ou prou dans la stylistique des poèmes : Gwernig déroule une poétique davantage universelle, fût-elle de sensibilité déjà écologique avant l'heure, avec la source, la rivière, le chemin, la colline etc. Ou, à l'occasion, il se réfère aux deux côtés de l'Atlantique avec Harlem d'un côté et le Roc'h Trévézel (dans les monts d’Arrée) de l'autre à un univers qui lui est familier et lui inspire des sentiments intimes, à la différence de l'itinéraire des Occitans qui est touristique à l'origine et ne bénéficie donc pas de cette proximité enracinée dans l'expérience.

On s'apercevrait également, à fouiller de plus près, que l'univers géopoétique de Gwernig se limite généralement à la Bretagne bretonnante occidentale (la « Basse-Bretagne » traditionnelle), notamment à la Cornouaille de son enfance (région de Scaer près de Quimperlé à la limite du Finistère et du Morbihan) et aux Monts d'Arrée qui étaient sa terre d'adoption, pays de son épouse, « Montagne » qu'il épousa tout aussi amoureusement à son retour de New-York.

La langue utilisée et l’édition

Un même décalage se constate au niveau du registre linguistique. C'est l'impression, dès les premiers poèmes, voire les premiers vers adaptés par Gwernig d'une version française peut-être, que le breton employé est celui que l'auteur utilise à l’écrit, c'est-à-dire un breton moyen, commun et standard, tel qu'on l'écrivait depuis le début du XXe siècle dans la graphie de la seconde moitié du siècle, mais sans une prosodie comme celle qui émane souvent des compositions de l'auteur Gwernig. Celui-ci, on l'aura répété, est chanteur et ses mélodies, depuis un demi-siècle, sont entrées dans nos oreilles, certains textes chantés étant devenus des standards à l'école bilingue notamment.

Cet itinéraire du poète-chanteur, auteur-compositeur, est bien retracé dans la pièce actuellement jouée (depuis 2020) par la troupe du Pays pagan, « War hent Youenn Gwernig » [Sur la route de Youenn Gwernig - clin d'œil au chef d'œuvre de Kerouac, On the road]. À l'impossible nul n'est tenu ! On ne s'étonnera donc pas que la musique des vers originaux de Gwernig ne se retrouve que rarement dans ceux adaptés par le bretonnant à partir de l'occitan. C'était une gageure et mission impossible, sauf à faire un travail davantage collectif qui fût réalisé, comme l'on dirait désormais, en présentiel et non en distanciel comme ce fut sans doute le cas. Cela explique aussi, vraisemblablement, les défauts de l'édition qui ne sont pas rares tout au long du recueil, même si globalement l'ouvrage ne dépare guère par rapport à certains autres publiés à compte d'auteur sur la même période qui connut un essor de l'édition militante et non professionnelle avant nos années quatre-vingt.

Il est probable qu'une relecture plus professionnelle eût évité certaines coquilles, sans doute dues au passage à distance de la machine à écrire du Breton-Américain à la typographie de Nîmes dont on suppose qu'elle ne savait corriger cela. À quoi s'ajoute chez Gwernig, comme chez beaucoup de bretonnants spontanés de sa génération, un certain laxisme orthographique, dû pour part au fait qu'ayant été alphabétisés dans la graphie dite KLT de la première moitié du XXe siècle, ils ne possédaient guère le nouveau code peurunvan, notamment le fameux ZH (alors qu'on entend plus qu'un simple Z en Cornouaille).
Tout ceci n'est bien sûr que détails parfois infimes et comme l'écume d'une production qui garde plusieurs mérites. Le premier mérite est cette passerelle jetée entre deux langues de France bien différentes car n'appartenant pas au même domaine linguistique, le breton faisant figure en l'occurrence d'altérité maximum pour l'occitan mais aussi par rapport à la langue nationale. Ceci explique, en passant, que les choix lexicaux du traducteur vont généralement, mais sans excès, dans le sens d'une différenciation quasi maximum avec la langue intermédiaire que fut probablement dans cette initiative le français commun, ne serait-ce que dans la correspondance entre les écrivains.

Une géopoétique et une vision du monde

Autre mérite de ce modeste recueil à quatre mains au total – trois pour la création et une vigoureuse pour l'adaptation – c'est la mise en valeur d'un univers mental et ici donc géopoétique avant l'heure en quelque sorte, celui d'un monde non point minéral comme celui de Guillevic, mais atlantique à la manière dont Basques et Bretons s'y retrouvent d'ailleurs, avec la douceur d'un climat tempéré et d'une végétation plus diversifiée que celle de pays méditerranéens pris individuellement.

Au total et c'est en outre son mérite supplémentaire, par-delà ce métissage qui en annonce d'autres et accompagna parfois des coopérations britto-occitanes de ces années de revival, transparaît tout au long de cet itinéraire comme une communion sur des valeurs universelles sans doute partagées de longue date dans la même tradition catholique (pour la fraternité), mais refondées dans des luttes partagées comme elles se développaient alors. Pensons à l'exemple du Larzac lui-même repris abondamment peu après à Plogoff, alors que la fascination des premiers auteurs occitans pour le littoral breton si divers et si riant à la fois n'est peut-être pas étrangère aux grands dangers qui le menaçaient alors du fait de sinistres marées noires !

Ainsi ce recueil, avec toutes ces qualités et malgré quelques imperfections, s'inscrit dans un vaste effet qui a été qualifié par les chercheurs d'outre-Atlantique de « postmoderne », celui de l'insertion encore à venir de nos singularités dans un nouvel humanisme relocalisé, s'affirmant dans une nouvelle forme de fraternité par-delà les différences, faisant comme fi pour autant de tout contexte institutionnel. C'est sans doute là comme ailleurs dans notre littérature de langue bretonne, au-delà du texte et du contexte les prémices d'un puissant effet – post-68 – de métissage qui se veut ainsi définitivement universel.

1 Pour davantage de précisions sur cet important auteur on se reportera au dernier tome de mon Anthologie de la littérature bretonne au XXe siècle (

2 On pourra se reporter également à un article que j'ai consacré jadis à cette jolie expérience poétique, publié dans l'un des Actes du colloque

3 An toull en nor. Le trou dans la porte, poèmes de Youenn Gwernig, préface de Pierre-Jakez Hélias, illustrations de Gwenola Gwernig, ‎ Imprimerie

4 D’après Claire Torreilles, éditrice de l’œuvre d’Espieut aux éditions Jorn, la source est plutôt le travail d’Espieut au Ministère du tourisme.

Favereau, Francis 2018. Anthologie de la littéraure bretonne au XXe siècle (Effet mai 68 et décennies de métissage - 1968-2000 - tome 4 : Youenn Gwernig p. 30-37 & un dizaine d'autres références bibliographiques p. 37), Skol Vreizh, Morlaix (480 p.)
La même étude existe en breton et quelques textes sont disponibles en ligne sur le site suivant :Lennegezh ar Brezhoneg en XXvet kantved (1968/2000) Levrenn 4 - Skol Vreizh (p. 8 à 12) ; les traductions existent, mais n'ont pas pour l'instant été mises en ligne.

1 Pour davantage de précisions sur cet important auteur on se reportera au dernier tome de mon Anthologie de la littérature bretonne au XXe siècle (1968-2000 - tome 4, p. 31-37), SKOL VREIZH, 2020.

2 On pourra se reporter également à un article que j'ai consacré jadis à cette jolie expérience poétique, publié dans l'un des Actes du colloque Guillevic de 2007 : Guillevic et la langue, Galliopées 2009 – « Askennou - Encoches & sa traduction en langue bretonne par Pierre-Jakez Hélias, 1975 », p. 239-250).

3 An toull en nor. Le trou dans la porte, poèmes de Youenn Gwernig, préface de Pierre-Jakez Hélias, illustrations de Gwenola Gwernig, ‎ Imprimerie Centre-Bretagne, 1962.

4 D’après Claire Torreilles, éditrice de l’œuvre d’Espieut aux éditions Jorn, la source est plutôt le travail d’Espieut au Ministère du tourisme.

Francis Favereau

Professeur émérite de langue et littérature bretonnes à l'université Rennes 2 Haute Bretagne