Lis Uelhs e son reiaume. Poëmas de Suzana Vincens

Claire Torreilles

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Claire Torreilles, « Lis Uelhs e son reiaume. Poëmas de Suzana Vincens  », Plumas [Online], 3 | 2023, Online since 09 June 2023, connection on 14 July 2024. URL : https://plumas.occitanica.eu/939

Andrée-Paule Lafont (1922- 2015) fut une des figures fondatrices de l’occitanisme des années 1950-1960. Elle est intervenue dans les domaines de la poésie occitane, de la critique et de l’enseignement, comme nous l’avons développé dans l’article « L’œuvre occitane d’Andrée-Paule Lafont » paru dans le numéro 2, 2022 de Voix Plurielles qui a pour titre : « Écritures de femmes d’oc, XIXe-XXIe siècle (Dir. J.-F. Courouau et C. Noilhan) », accessible en ligne : https://id.erudit.org/iderudit/1096131ar. Nous revenons en particulier sur le recueil 22 de la collection Messatges : Lis Uelhs e son reiaume, du 20 mai 1956.


Andriva-Paula Lafont (1922-2015) foguèt una figura fondatritz de l’occitanisme de las annadas 1950-1960. Intervenguèt dins los domenis de la poesia occitana, de la critica e de l’ensenhament, coma l’avèm desvolopat dins l’article « L’œuvre occitane d’Andrée-Paule Lafont » paregut dins lo numero 2, 2022 de Voix Plurielles titrat : « Écritures de femmes d’oc, XIXe-XXIe siècle (Dir. J.-F. Courouau et C. Noilhan) », accessible en linha : https://id.erudit.org/iderudit/1096131ar. Tornam mai que mai sus lo recuèlh 22 de la colleccion Messatges : Lis Uelhs e son reiaume, del 20 de mai de 1956.

Andrée-Paule Lafont (1922- 2015) was one of the founding figures of Occitanism in the 1950s-1960s. She worked in the fields of Occitan poetry, criticism and teaching, as detailed in the article "L'œuvre occitane d'Andrée-Paule Lafont" in Voix Plurielles issue 2, 2022, entitled "Écritures de femmes d'oc, XIXe-XXIe siècle (Dir. J.-F. Courouau et C. Noilhan)", available online at https://id.erudit.org/iderudit/1096131ar.We return in particular to collection 22 of the Messatges collection: Lis Uelhs e son reiaume, dated May 20, 1956.

Andrée-Paule Lafont, 1961

Andrée-Paule Lafont, 1961

Un jour - il y a longtemps – Jean-Paul Bringuier m’a offert le numéro 22 de Messatges, Lis Uelhs e son reiaume. C’est lui qui m’a appris que l’autrice, Suzana Vincens, n’était autre qu’Andrée-Paule Lafont, que je connaissais bien, comme professeure et comme critique de la poésie occitane à laquelle elle m’avait initiée. Mais pour moi et pour beaucoup d’autres, je pense que le pseudonyme, choisi par pudeur sans doute et pour séparer l’acte poétique de la vie sociale, avait étrangement conduit à occulter l’œuvre elle-même.

Lis Uelhs e son reiaume est une brève plaquette bilingue de 14 poèmes, plutôt courts, précédés par un poème en prose dont le titre dit la fonction : « Liminaire » / « Portisson ». Ce poème constituait le premier volet d’un triptyque signé Suzana Vincens qui avait été publié en octobre 1952 dans Oc (p.6-8) sous le titre Estereu, sans annonce de publication future, avec un dessin orphique du sculpteur toulousain Henri Parayre. Ces deux pages représentent sans doute la première publication d’A-P Lafont dans la revue Oc dont elle fut une collaboratrice remarquable.

« Estereu » de Suzana Vincens

« Estereu » de Suzana Vincens

Publiée quatre ans après, mais datée de 1952-1953, la plaquette de Messatges semble une reprise et un élargissement de ce premier ensemble. En exergue, le recueil porte une citation de Mistral : « E di calanco souleiouso… » Le titre modifié met l’accent sur le thème de la possession du pays par le regard, sur la lumière intégratrice et destructrice à la fois. Tout est dit dans la première phrase qui donne le thème et le rythme, par le mouvement d’une descente vers la mer suivant l’évolution de la couleur rouge du ciel et de la terre :

Eu totjorn anava amb dins sis uelhs la lutz matinosa que veniá roja pauc a pauc, e tanbèn veniá roja la davalada di còlas vers la mar.

Lui toujours allait, avec dans les yeux la lumière du matin qui rougissait peu à peu, et à mesure rougissait la pente rude des collines vers la mer. 

Ensuite, ce sont les yeux brûlés rougis qui se ferment, le pays qui troue la peau et les veines qui cheminent entre les chênes. « E vaquí : tot furnant dins son còr aviá agantat lo païs, tot lo païs. » Des voix se croisent, voix des hommes, de la mer et des collines, vie fervente. La démarche poétique, dans tout le recueil, consistera à explorer les différentes modulations au féminin de cette vérité primitive aveuglante et charnelle énoncée au masculin dans le préambule en forme d’introït.
C’est d’abord la vérité de l’amour, illumination nocturne et initiation :

Amor rajat au cròs rufe
de mon còr e di coradas
cantarèlas de la nuech.

Amour nuech sens fons ni terme
vira-vòuta d’aucelilhas
au cròs sorne de l’esmai.

Potz sonant la davalada
fins qu’i raras destapadas
au silènci de la lutz.
« Nocturn II »

Amour coulé au creux rude
de mon cœur et de mes veines
chantefable de la nuit

Amour nuit sans fond ni bornes
tourbillon des oiseaux ivres
au creux sombre de l’émoi

puits appel noir à descendre
jusqu’aux terres découvertes
au silence de clarté

À la première personne se disent, de façon lancinante, les visions partagées d’une nature réduite aux scintillements de l’eau et des feuilles :

Ai tornat veire e totjorn vese
sempre trenada dins tis uelhs
la sòrga bèla e la rama
lo gorg de lutz la cadena
qu’es lo riu dedins l’arbratge
e lo reinatge dis uelhs.
« Uelhs »

J’ai vu et je vois encore
tressée sans cesse dans tes yeux
la source belle et la branche
le trou de clarté la chaîne
du ruisseau en la ramée
et le royaume des yeux.

On pourrait appliquer à cette fluidité du poème ce qu’A-P Lafont écrira des Poèmas mistics de Laurence de Beylié (Messatges 21, 1956) :

Avèm amat […] lo cors naturau e continuós de la rajada poetica, e que la poësia siá pas per aqueste poëta un moment privilegiat, mas una experiéncia contada dins un biais naturau que frega a de còps la pròsa, una pròsa traucada d’images, d’envòus, de vertigis. (Oc n° 205, juillet-sept. 1957, p. 148.)

Nous avons aimé le cours naturel et continu de la coulée poétique, et que la poésie ne soit pas pour ce poète un moment privilégié, mais une expérience racontée d’une façon naturelle qui parfois frôle la prose, une prose trouée d’images, d’envols, de vertiges.

Au fil des poèmes, sans être jamais décrit, le paysage précise ses contours et ses noms. Collines rousses et calanques de l’Estérel, plages d’Agay rayonnent de l’amour d’été. L’île Marguerite est fille et sœur :

Sabe pas gaire li legèndas
d’iscla de santa ni de flor
mai sabe ieu que tu siás femna
santa de mar de l’òrt dau jorn
l’iscla m’ensenhèt ta jovènça
senon la santa ni la flor

Margarida de ma legènda
filha desclausa i jòcs dau jorn.
« Margarida »

Je ne sais guère les légendes
d’île de sainte ni de fleur
mais je sais bien que tu es femme
sainte de mer aux baies du jour
l’île m’a appris ta jeunesse
sinon la sainte ni la fleur

Marguerite de ma légende
fille déclose aux jeux du jour.

Plusieurs poèmes, au centre du recueil, sont placés sous le signe de la jeunesse et d’un légendaire amoureux de Provence. L’île Marguerite, la Sainte-Baume ou les remparts d’Avignon empruntent au folklore autant qu’à la poésie d’Aubanel, mais en restant au niveau de l’allusion légère, dans un style de litanie naïve ou de chanson populaire qu’A-P Lafont appréciait particulièrement chez Paul-Louis Grenier, Louisa Paulin ou Max Rouquette.

Mieux que quiconque, Andrée-Paule Lafont a montré dans son œuvre critique combien la limpidité d’énonciation qui caractérisait la poésie de Messatges à ses débuts prenait ses sources, non seulement dans la poésie européenne contemporaine, mais aussi dans la poésie occitane et catalane des générations précédentes. Comme poète, elle semble vouloir évider jusqu’à l’indicible tout ce qui relève du discours, de la description, du verbe même, pour ne garder que la trame épurée du chant, l’effacement lui-même :

Quatre mans per lo pregar
siás ma santa d’innocéncia
quatre plors per sospirar
l’amorosa despaciéncia
e ma santa escafarà
la vergonha dau silenci
dau siure nus dins lo clar
de la fònt que sus si piadas
miralheja inacabada
l’ombra rufa de la vau.
« Santa-Bauma »

Quatre mains pour le prier
toi ma sainte d’innocence
quatre pleurs pour soupirer
l’impatience enamourée
et ma sainte effacera
la honte silencieuse

du chêne nu dans le jour
du ruisseau qui sur ses traces
sans fin mire inachevée
l’ombre rude de la combe.

Peu à peu les images solaires du début font place au soleil des nuits, et les voix au silence des secrets enfouis dans « li terras somiarèlas de mon amor » « Genesi ». Le dernier poème, « Per toti », rompant amarres et retenues, convoque à tous les vents de la terre le chant de l’amour révélé offert au monde qui l’inspire, « messatge poderós, mond e paraula », pour finir sur l’éloge ébloui de « l’amor e son reiaume ».

Le recueil fut favorablement accueilli par les deux plus brillantes plumes de Messatges, Serge Bec et Yves Rouquette, comme nous l’avons montré dans Voix Plurielles. Serge Bec est sensible au déluge de lumière qui dissout le monde et derrière lequel il pressent une « voix douloureuse » :

Lo mond de Suzana Vincens es un reiaume de clartat dau meteis còp leugièra e espessa […] Es un païs que se derraba qu’amb la fòrça immensa dis uèlhs. Un païs qu’es fach d’un solet element : la lutz. (Oc 1957, 266)

[Le monde de Suzana Vincens est un royaume de clarté à la fois légère et épaisse […] C’est un pays arraché à la force immense des yeux. Un pays qui est fait d’un seul élément : la lumière.]

Yves Rouquette retient surtout la terre brûlée de l’amour fou :

Le poème avance à coup de certitudes et à force de transparence. L’amour seul s’y affirme et jamais sans doute la poésie d’oc n’avait ainsi pris les mesures de la solitude. Les images y perdent leur couleur, leur dessin, leur volume. (Entretiens 1958, 48)

Mais ces critiques amies, pour justes et spontanées qu’elles soient, semblent tomber dans le vide des trois ou quatre années qui séparent l’écriture de la publication. Des années où A-P Lafont continue d’accompagner attentivement la collection de Messatges, comme lectrice, comme conseillère, comme critique, tout en obtenant pour la parution de son Anthologie de la poésie occitane, en 1962, une reconnaissance nationale exceptionnelle.

Aucun autre recueil ne suivra Lis Uelhs e son reiaume. Mais deux poèmes en prose publiés dans Oc, respectivement Mitologia, en 1955, et Portisson, en 1957, fournissent les jalons d’un mystérieux désenchantement.

Mitologia emprunte les chemins d’un certain fantastique du quotidien. Une famille de la plaine attend la venue d’un enfant que tout retarde et menace, sa faiblesse, son jeune âge, le froid, la neige, les loups qui s’approchent des villages, là-haut, dans ces Cévennes minières d’où vient l’enfant et dont l’autrice est originaire.

Devers li sièis oras, sus lo camin que se’n va de l’Arbosset a l’Afenador, au moment que li se’n tornavan dau potz, negres de lassitge e de crassa, s’èra entendut gingolar dins lo clarum di bosc ennevats. Cadun s’èra entanchat mai qu’a l’acostumada, estremant au mai fons d’eli la paur di bèstias atalentadas bramant dins lo frejolum de l’ivèrn.

[Vers les six heures, sur le chemin qui va de l’Arbousset à l’Afenadou, au moment où ils revenaient du puits, noirs de fatigue et de crasse, on avait entendu hurler dans la clarté des bois enneigés. Chacun s’était hâté plus que d’ordinaire, enfouissant au plus profond de soi la peur des bêtes affamées qui crient dans la froideur de l’hiver.]

L’attente est infinie et désespérée. Il y a dans ce récit, à l’évidence, quelque chose de l’univers de Denis Saurat dont Andrée-Paule est une admiratrice reconnue. Le poème est daté de « genier 1953 », donc au tout début de la découverte de Saurat par les milieux de l’occitanisme.

De mes faliá esperar, o sabián. Que faliá de mes per davalar li serres silentós de la terra cevenòla fins qu’is orizonts alargats de la plana e de l’estiu. O sabián. Dau temps di primieri violetas se devinariá, s’o disián, sus l’òrle verd de la Gardonenca. E tanben se disián qu’ailà s’acabariá, sens qu’aguèsson poscut faire un gèst per li faire ajuda, lo temps dau malastre e de la paur.

Des mois il fallait attendre, ils le savaient. Qu’il fallait des mois pour descendre des montagnes silencieuses de la terre cévenole jusqu’aux larges horizons de la plaine et de l’été. Ils le savaient. Au temps des premières violettes on le pressentirait, disaient-ils, aux rivages verts de la Gardonnenque. Et aussi on disait que là-bas finirait, sans qu’ils aient pu faire un geste pour lui venir en aide, le temps du malheur et de la peur.

Portisson, l’autre poème en prose en trois sections, paru dans Oc de l’été 1957, fait écho non seulement au poème de 1952 : Estereu, mais à tout le recueil qui procède de lui : Lis Uelhs e son reiaume, publié l’année précédente. On ne sait, à vrai dire, comment lire ce palimpseste étrange d’un texte ancien – du moins pour elle – qui est à la fois réécrit et mis à distance. L’ouverture (portisson) se fait sur la même descente vers la lumière, mais à la première personne :

Davalère. La lutz rajava d’innocéncia.

[Je descendis. La lumière ruisselait d’innocence].

Descente hasardeuse dans un puits d’ombre au fond duquel se trouve une prairie ensoleillée. Mais la solitude empêche de saisir le monde à bras le corps (agantar), sinon dans le souvenir des jours heureux.

Me’n sovene, amor, de la mar. Lo golf s’arredonissiá entre lis espigas dau solèu.[…] Lo cèu èra lo de cada ora de vespre e d’estiu, quand lo solèu a mand de cabussar darrier la massa di còlas immobiliza lo vènt e la lutz dins lo darrier equilibre dau jorn. Me’n sovene, amor, de la mar. L’amor trevava nòstri còlas.

[Je me souviens, amour, de la mer. Le golfe s’arrondissait entre les épis du soleil. […] Le ciel était celui de chaque heure du soir d’été, quand le soleil sur le point de plonger derrière la masse des collines immobilise le vent et la lumière dans le dernier équilibre du jour. Je me souviens, amour, de la mer. L’amour hantait nos collines.]

Et, puis, au début de la troisième section, cet aveu soudain : « Esterla ma vida… / Stérile ma vie… » marque le surgissement, dans le poème, d’un déchirement sans violence ni révolte, né du songe d’une plénitude enfuie, insaisissable quoique frémissante de désir. Ce désenchantement correspond à certaine confidence faite à l’ami Henri Espieux sur « l’opacité de l’indifférence » qui la sépare du monde et sur le sentiment d’étouffement ressenti depuis des années « sans raison extérieure », comme elle l’écrit dans une lettre du 18 août 1962 (Cirdoc, ms. 663). Poésie interrompue.

En 1962, au plus fort de son activité littéraire et militante, Andrée-Paule Lafont, en toute liberté et sans donner prise à aucune explication, a cessé de publier. De ce qu’elle nous a laissé, de son œuvre forte et lucide, nous sommes d’autant plus redevables.

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(d’après Claire Torreilles, « L’œuvre occitane d’Andrée-Paule Lafont », Voix Plurielles, vol. 19-2, 2022, p. 128-130.)

A-P Lafont. Ouvrages publiés

Suzana Vincens, Lis Uelhs e son reiaume, Messatges n° 22, 1956. 39 p.

Lafont, Andrée et Lagarde, Pierre, De la langue au pays, Toulouse, Privat, 1951. 239 p.

Lafont, A-Paule et Liprandi Claude, Théodore Aubanel, œuvres choisies, Les classiques d’oc, Avignon, E. Aubanel. 1961. 196 p.

Lafont, Andrée Paule, Anthologie de la poésie occitane, Paris, Éditeurs Français Réunis, 1962. 409 p.

Poèmes de Suzana Vincens

- « Estereu », Oc, n° 186, oct. 1952. pp. 6-8.

- « Mitologia », Oc, n° 198, auton de 1955. pp. 163-164.

- « Portisson », Oc, n° 205, juillet-septembre 1957, pp. 109-110.

A-P Lafont. Publications critiques

- cr. Aubanel, œuvres choisies, de C. Liprandi, Oc, n° 187, janv. 1953, p. 39-40.

- cr. D’Arbaud, Li cant palustre (1951) Oc, n° 189, juillet 1953, p. 55.

- cr. H. Espieux, Lutz dins l’escur, Oc, n° 197, été 1955. pp. 136-138.

- cr. M. Barral, Los espers e los jorns ; B. Manciet, Accidents ; J-P Cerda, Tota llengua fa fòc, (Messatges 14, 17, 18), Oc, n° 199, janv-mars 1956, pp. 40-45.

- cr. D. Saurat, Encaminament catar. Oc, n° 200, avril-juin 1956. pp. 187-190.

- cr. S. Bec, Miegterrana (1957), Oc, n° 204, avril, juin 1957, pp. 100-101.

- cr. de L. de Beylié, Poèmas mistics, Oc, n° 205, juillet-sept. 1957. pp. 148-149.

- cr de Pouèto prouvençau de vuei, Oc, n° 206, oct-déc. 1957. p. 194-195.

- cr. E. Brazès, L’Ocell de les cireres (1957), Oc, n° 209, juillet-sept 1958. pp. 150-152.

- cr. F. Castan, Antonin Perbosc, Choix de poèmes occitans, Oc, n° 222, oct-déc 1961, pp. 33-35.

Préface à Signes de Delfin Dario, Messatges, IEO n° 26, 1959.

Préface à Lo poèma dis amics de Robert Allan, Avignon, Éditions de la Méditerranées, 1962.

Préface à Chausida de Georges Reboul, Messatges IEO, n°35, 1965.

- « Réflexions préliminaires à une étude littéraire du XVIIIe siècle occitan », Annales de l’IEO, n°13, 1953. pp. 1-24.

- « La langue d’oc et son enseignement », Cahiers pédagogiques de l’IEO, Agde, 15 juin 1953.

- « Ensenhament e pedagogia », Oc, n° 198, auton de 1955. pp. 176-177.

- « P-L Grenièr, poèta de l’estranh », Oc, n° 204, avril-juin 1957, p. 87-92.

- « Joan Puig i Ferreter et les langues ‘régionales’ », Cahiers pédagogiques de l’IEO, Agde, n°2, 2e trim. 1956-57. pp. 8-10.

- « Perbosc et l’humanisme enraciné », Cahiers pédagogiques de l’IEO, Agde, n°5, 2e trim. 1957-1958. pp. 10-11.

- « D. Saurat moriguèt a Niça… », Oc, n° 209, juillet-sept 1958. p. 149-150.

- « Actes d’una renaissança, 1598-1945 », Oc, n° 212-213-214, avril-dec. 1959. pp. 69-72.

- « La des.heita de Murèt », Oc, n° 226, oct-déc. 1962, p. 16-17.

Bibliographie critique de l’œuvre d’A-P Lafont

- cr : Lis Uelhs e son reiaume

Bec, Sergi, Oc, n°201-202, juillet-déc. 1956, pp. 265-267.

Rouquette, Yves, Entretiens, n°13, juillet 1958, pp. 48-49.

- cr : Anthologie de la poésie occitane

Barsotti, Claude, La Marseillaise, « Au calen de Marsilho », A-P Lafont répond à Henri Deluy à propos de son Anthologie de la poésie occitane. Articles des 25 janv. 2, 4 et 5 fév. 1963.

Bec, Pierre, Cahiers pédagogiques de l’Institut d’études occitanes, Agde, n° 22, 3e trimestre 1963, p. 14.

Castan, Felix-Marcel, « Signification d’une anthologie » Revue Cocagne 1963. Article cité dans Castan, Manifeste multi-culturel… Ed. Cocagne, 1984, p.103.

Pessemesse, Pierre, Action poétique, déc. 1962. np.

Emmanuel, Pierre, trad. Pèire Bec, « Un acte de preséncia », Oc, n°227-228, gen-junh 1963. pp. 3-11.

Lacôte, René, « La poésie occitane », Les Lettres Françaises, n° 948, 18 octobre 1962.

Lesaffre, Jean, La France latine, n.s., n° 16, octobre-décembre 1963, pp. 28-29.

Malrieu, Jean, Les Cahiers du Sud, n° 369, déc-janv. 1963, p. 304-305.

Weber, Henri, La Pensée, n°109, juin 1963, p. 139.

Correspondances

- correspondance A-P Lafont / Henri Espieux, Cirdoc, ms. 663.

- lettres d’Ismaël Girard à Robert Lafont, Cirdoc, LAF.O/39.

- lettres d’Henri Espieux à Robert Lafont, Cirdoc, LAF.O/36.

Andrée-Paule Lafont, 1961

« Estereu » de Suzana Vincens

Claire Torreilles

Chercheuse associée, Univ Paul Valéry Montpellier 3, ReSO EA 4582, F34000, Montpellier, France

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